Malgré plusieurs opérations de communication et le travail assidu des 5 membres du groupe (et de quelques partenaires précieux, dont l'association Parasol et le promoteur coopératif Coop de Construction), il n'a pas été possible de réunir d'autres candidats potentiels « durables ».
Le projet marque donc une pause, pour une durée indéterminée.
Pour tout renseignement concernant ce projet, vous pouvez appeler au 06.87.94.34.32 (Didier).
A bientôt, et tous nos voeux de réussite pour vos projets d'éco-habitat.
Valérie, Benoit, Emmanuelle, Sébastien et Didier.
Définition du projet
otre projet est d’habiter un habitat groupé écologique réfléchi par et pour ses habitants. Le propriétaire du terrain (parcelle d’environ 5000 m² située à la Chapelle Chaussée) nous le réserve pour ce projet.
Le but de cet habitat groupé est de positionner des logements (6 à 10 maisons ou appartements en fonction du choix des futurs habitants) de manière à limiter l’emprise au sol. L’orientation sera étudiée afin de limiter les déperditions énergétiques et optimiser les apports solaires passifs. Nous souhaitons que chaque logement ait un jardin privatif (ou une terrasse pour les appartements situés à l’étage) et profite des parties communes. Par exemple des espaces verts, un bâtiment commun, un atelier, un potager, une laverie… et afin d’entretenir le lien social, il est important que les logements soient ouverts sur ces lieux communs.
Pour limiter le coût de construction, nous misons sur la simplicité. Chacun pourrait avoir la possibilité d’agrandir son logement (en auto construction ou pas) dès la construction ou ultérieurement, en fonction de ses moyens.
Le côté technique du projet n’est pas encore défini mais nous souhaitons limiter la dépendance énergétique (par la récupération des eaux de pluie, en favorisant l’isolation…), favoriser un habitat sain.
Enfin il nous faudra rédiger un règlement de vie du hameau qui fixe nos objectifs de vie (tels que respect de l’environnement, diminuer notre empreinte environnementale….), les valeurs devant être respectées (honnêteté, responsabilité…), les règles de gestion courante (entretien et utilisation des espaces communs par les habitants, gestion de l’eau….)…. Tout ceci dans le respect de la liberté de chacun.
our formaliser notre initiative, nous avons créé l’association Les Petites Perrettes à laquelle tous les futurs habitants majeurs doivent adhérer. Elle nous permet d’avancer, de prendre des décisions, et de faciliter nos démarches.
Par ailleurs, nous sommes en relation avec des personnes ressources qui connaissent l’habitat groupé, et avec les membres d’autres projets (un réseau de l’habitat groupé dans l’ouest se met actuellement en place). Nous sommes également membres de l’association PARASOL (PARticiper pour un hAbitat SOLidaire).
Afin de se servir de l’expérience d’autres habitats groupés, nous visitons des projets similaires qui ont abouti (Angers, Rennes, Plumaudan, Silfiac…).
Pour concrétiser notre projet, nous avons mis en place des méthodes de travail et des moyens de communication (cf. réunions régulières, prises de décisions, site internet, travail par l’intermédiaire du forum…).
ujourd’hui nous sommes à un moment charnière. La Coop de Construction (promoteur coopératif) et l’architecte Sophie Laisné (Atelier du Canal) nous ont proposé d’être nos partenaires sur le projet.
Nous n’avons pas encore réuni tous les foyers. Mais s’agissant d’un projet participatif, il est important que ceux-ci nous rejoignent le plus tôt possible afin que leurs choix puissent être pris en compte.
Nous souhaitons aussi que le montage de ce projet soit reproductible avec d’autres groupes dans l’avenir.
Il faut signaler que pour faire avancer le projet, le groupe déjà existant a dû prendre des décisions. Les nouveaux foyers pourront s’exprimer sur ces décisions, faire des propositions de modification qui pourront être discutées ; cependant le projet ne pourra pas repartir à zéro et certains éléments considérés comme fondamentaux ne pourront être revus (cf. respect des objectifs fixés, utilisation de matériaux écologiques, limitation de l’emprise au sol…).
Le projet des Petites Perrettes évolue, se précise. Et cela demande beaucoup de temps et d’énergie.
Ce que nous construisons là, ce ne sont pas que « des habitations ». Il s’agit bien d’un projet de vie.
Mis à jour le 3/10/2008
Avancement
Voici un tableau prévisionnel des différentes échéances que nous nous sommes fixées.
Il sera mis à jour au fur et à mesure de l’avancement du projet.
Pour agrandir le tableau, il vous suffit de cliquer dessus.
Historique
2000-2004 Émergence du projet
La chance et la richesse d’avoir pu s’enrichir au contact d’autres projets
2000 - Je découvre la commune de La Chapelle Chaussée (35).
Isabelle et moi avons le projet d’acquérir notre premier logement.
L’une des premières habitations que nous visitons est une fermette avec de la verdure tout autour, des arbres, des prairies, un petit plan d’eau. C’est “le coup de cœur”.
Nous signons donc pour 27.000 m² de prairie et cette longère en terre.
Je prends lentement la mesure de l’harmonie de tout cela, de sa fragilité aussi, et surtout de la nécessité de se limiter à des interventions prudentes et sobres (que ce soit dans le bâtiment ou à l’extèrieur) pour ne pas entamer l’équilibre.
2002 - A l’occasion de sa réflexion sur son Plan Local d’Urbanisme (PLU), la commune envisage de classer 2 des parcelles (soit 4900 m²) de notre terrain comme “constructibles”.
Nous envisageons de commercialiser ces parcelles à moyen terme.
Nous réalisons vite qu’une commercialisation à la hâte peut nous exposer à un voisinage (humain et/ou bâti) peu enviable dans cet écrin de verdure jusque là préservé du bétonnage, du remembrement, du bruit, etc.
Nous faisons alors le souhait d’encourager là de futurs voisins (1) attachés comme nous à la préservation de notre environnement commun et (2) ouvert à des relations sociales saines et constructives.
Nous voici ainsi engagé à “conduire” un tant soit peu, ce projet.
2004 - Un projet de “lotissement écologique” émerge à quelques kilomètres seulement de là, sur la commune de Bazouges sous Hédé, démonstration que l’habitat dominant (avec pour modèle très majoritaire le lotissement à la fois très socialement cloisonné et peu économe d’espace, de ressources et d’énergie) n’est pas incontournable.
Avec ce projet municipal si différent (et avec le projet municipal de Langouët, une autre commune du secteur très orienté “développement durable”) commence à souffler le vent d’un autre monde possible.
Le concept d’habitat “écologique” est alors encore si marginal que, malgré l’enthousiasme de quelques professionnels (très minoritaires), l’expérience, et donc les compétences éprouvées sont bien rares.
Dans le même temps, face à la charge de travail que représente la gestion d’un tel projet , nous mesurons vite notre incapacité à avancer seuls .
Je rencontre très utilement Jean-Christophe Bénis (Maire de Bazouges sous Hédé), Daniel Cueff (Maire de Langouët) et Christian Gérard (acteur local de projets touchant à l’habitat). Leur rencontre sera déterminante, notamment pour leurs mise en garde face aux conservateurs, frileux et éventuels récupérateurs qui ne manqueront pas de se présenter, m’encourageant à être “radical”.
2005-2008 A la rencontre de futurs habitants
La chance et la richesse de croiser d’autres “idéalistes”
2005 - Nous nous orientons finalement vers la recherche d’un groupe d’acquéreurs qui aurait la liberté et la charge de conduire le projet.
Nous ne proposons alors qu’un contour, avec des grands principes (Un habitat à faible impact environnemental, activateur de lien social et économiquement accessible).
A plusieurs reprises, des embryons de groupes d’acquéreurs potentiels se sont constitués, ont entamés la réflexion, parfois pendant plusieurs mois… mais tous se sont amenuisés, face à la difficulté d’avancer ensemble, et face à l’ampleur du travail à fournir.
2006 - Le projet est de nouveau à l’arrêt. Besoin de retrouver un peu de motivation quand à la faisabilité d’une telle démarche, dans laquelle le propriétaire d’un terrain sollicite la demande …. Pas si facile …..
Fin 2006, relance du projet. Cette fois, il est envisagé de soulager les acquéreurs d’une grosse partie de la phase de réflexion concernant l’urbanisation de la parcelle, les plans des bâtiments, les matériaux retenus.
Nous faisons le choix de travailler avec un architecte rennais, en “bioreconversion”, qui met en avant sa motivation et ses compétences pour ce type de projet. Redémarrage.
2007 - Bientôt des esquisses d’un projet dense et à orientation bioclimatique concrétisent la réflexion. Nouvelle campagne de communication sur différents supports, sur quelques salons locaux. Nouvelles réunions “publiques”.
Là encore, dans les groupes qui porteront un regard attentif sur le projet, perception d’attentes très variées, auxquelles s’ajoutent la demande explicite d’informations précises quant au prix et au planning de construction.
Fin 2007, sur la trentaine de contacts liés en cours d’année, seuls demeurent 2 couples (toujours “en course” aujourd’hui …. ).
2008 - L’année démarre fort ….. L’architecte rennais quitte le projet, faute de disposer de la totale liberté de manœuvre qu’il réclame pour poursuivre.
Pour ma part, besoin de marquer le pas, en quelque sorte à bout de souffle.
Retour au point de départ? Projet hypothéqué?
Non , non. Ce serait sans compter avec ces 4 “irréductibles” ( Valérie, Emmanuelle, Sébastien et Benoit) qui n’entendent pas lâcher si vite…..


